4 déc. 2008

Pensée 7 : Le temps qui passe

Il fût un temps où du temps, il y en avait encore...

Un temps où chaque seconde n’était ni comptée, ni planifiée. Un temps où l’oisiveté n’avait rien à envier à la productivité. Où rester des heures dans un café à boire un latté refroidi, en lisant ou en rêvassant, le regard vague, n’était point réservé aux artistes peu inspirés.

Oui, il fût un temps où l’on savait encore s’arrêter afin d’apprécier le temps qui passait.

Parfois, je ne suis qu’un anachronisme, perdue dans un temps qui ne peut être le mien.

Lorsque le temps passe, il m’accroche en passant. Et je reste là, bousculée, un peu déstabilisée. Et j’attends. Quoi exactement? Je ne sais trop. Peut-être que le temps s’arrête avec moi. Que l’éternité m’atteigne et m’accueille dans ses bars.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Les grands maîtres zen disent que plus on se libère de la «prison du temps», plus on s'approche de notre âme.