19 nov. 2010

Pensée 11: Désir de vivre

La vie est drôlement faite parfois. Combien de fois elle m’a fait la cour, combien de fois elle m’a joué des tours? J’ai arrêté de compter, d’analyser, me suis contentée d’accepter, laisser passer. Parfois même apprécier.
J’ai souvent voulu oublier, enfouir ces souvenirs impossibles à partager. J’ai souvent oublié, mais pas tout à fait. J’ai souvent nié, cachant mes arrière-pensées.
J’ai souvent voulu fuir, sans jamais l’avouer. Je l’ai fait, désemparée. Je le referais, envoyant la réalité balader. En vous servant des prétextes plus qu’élaborés, empreints, au fond, de simplicité.
J’ai souvent voulu me confier, trop parler, afficher mes sentiments dits exagérés. Au lieu, je gribouille, des feuilles je noircis, j’écris, je reformule, j’affirme sur papier ce qu’il m’est interdit de crier au monde entier.
J’ai souvent voulu me démarquer, impressionner, personnifier celle dont on se souviendrait. Et puis, je n’ai plus voulu rien prouver. Le masque est tombé. Le moi est resté. Empreint d’une certaine fragilité. Marqué, un brin désillusionné, mais jamais blasé.
Je mentirais si je vous disais que j’ai cessé de me questionner. Sur la vie, l’amour, la mort, tous ces concepts surexploités mais jamais réellement incarnés. Plus je pense et plus je me perds. Plus je me perds et plus je revis.
Sans voie tracée, je cherche à continuer. Quitte à me tromper, tomber, me relever, retourner, recommencer.
À la condition qu’il n’y ait jamais aucun regret.

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